Anaïs – Initiales dans le Livre des miracles de Sainte Foy

Anaïs – Initiales dans le Livre des miracles de Sainte Foy

Ce livre a voyagé en Europe dans le cadre d’une exposition itinérante dont je me suis occupée, c’était mon premier gros dossier de prêt de document. Il est parti au Vatican et à Saint Jaques de Compostelle où j’avais fait un pèlerinage il y a dix ans, il a en quelque sorte fait le même chemin que moi. Il y a beaucoup d’initiales peintes, mais vers la fin certaines parties n’ont pas été remplies. Je trouve intéressant d’avoir ces initiales inachevées, cela permet de donner libre cours à son imagination.

Cécilia – Coeur eucharistique

Cécilia – Coeur eucharistique

Mon choix s’est orienté vers cette œuvre pour beaucoup de raisons dont trois principales : Il s’agit d’un visuel que l’on trouve souvent dans le tatouage, monde pour lequel j’ai un attachement. Le cœur est pour moi la partie la plus intime de l’homme et j’ai l’impression que par ce projet nous essayons de te livrer, partager avec toi l’intimité de la Bibliothèque. Cette image symbolise également pour moi l’équipe de la BH qui passionnée, amoureuse de ce lieu et de ses collections, essaie de conserver et transmettre ces trésors avec tout son cœur.

Camille   - Cœur gravé sur fermoir du Geiler de Kaysersberg, 1

Camille - Cœur gravé sur fermoir du Geiler de Kaysersberg, 1

En 2013, lors de l'organisation de l'exposition "Délicieux jardins", j'ai découvert cet ouvrage imprimé en 1510 dont les fermoirs sont décorés de minuscules cœurs. Mon métier de médiatrice culturelle m'amène à mettre en valeur la richesse des livres pour la partager avec le plus grand nombre. Même si on ne maîtrise pas le latin, les ouvrages présentent de nombreux détails qui permettent de compter leurs histoires.

Laurent – Statue de Sainte-Odile

Laurent – Statue de Sainte-Odile

Sainte Odile incarne à mes yeux une part importante de mon métier de bibliothécaire. C'est elle qui, par son exemple, passe et fait passer de l'obscurité à la lumière. De même, au quotidien, depuis une quinzaine d'années, mon travail de passeur de textes me permet de mettre en lumière des trésors dont la seule conservation ne peut être une condition nécessaire et suffisante. Le choix de cette statue de sainte Odile, dont les bras se portent en avant en signe d'ouverture vers autrui, n'est pas sans lien avec le Hortus deliciarum, illustre manuscrit alsacien du XIIe siècle, composé sous l'égide de l'abbesse Herrade de Hohenbourg, dont ma fille porte le prénom.

Justine – Bureau du conservateur

Justine – Bureau du conservateur

Le bureau que j'occupe est marqué par la patine du temps. Il représente à la fois la pérennité de cette bibliothèque et de ses ouvrages précieux, mais aussi la mutation que la Bibliothèque Humaniste est en train de vivre, et à laquelle j'ai la chance de participer en temps que membre de l'équipe.

Vincent – lunettes

Vincent – lunettes

J'ai choisi ce détail parce que les lunettes évoquent une certaine image d'une bibliothèque , une image passéiste, qui correspond à des stéréotypes qui aujourd'hui n'ont plus cours. Cette image est en train de changer, d'évoluer, et c' est intéressant de suivre cette évolution. Les lunettes c'est une vision, et une vision c'est aussi regarder plus loin.

Audrey – Robinet dans la salle d’exposition

Audrey – Robinet dans la salle d’exposition

Ce robinet en plein milieu de la salle d’exposition de la Bibliothèque, juste à côté des livres, je l’ai choisi parce que cet élément est complètement incongru et paradoxal, le liquide et les livres précieux ne faisant pas bon ménage. Nous ne savons absolument pas ce qu’il fait là et quelle était son utilisation, c’est pour moi le point le plus étrange de cette bibliothèque De plus, la gravure « ¾ » sur son flanc qui fait écho à l’agrandissement de ma famille : nous somme trois dans notre famille et je porte le quatrième membre qui arrivera en décembre 2014.

Hélène : Plateau de curiosités archéologiques

Hélène : Plateau de curiosités archéologiques

C'est l'un des premiers objets que j'ai dû traiter en arrivant ici. Il m'a tout de suite interpellé parce qu'il met en avant plusieurs objets très hétéroclites tels que des ossements, des minéraux ou des céramiques ; découverts lors d'une fouille de la fin du XIXe siècle en Suisse. Cette présentation pour moi symbolise completement la muséographie de cette époque : un esprit de cabinet de curiosité qui se retrouve d’ailleurs dans la Bibliothèque Humaniste actuelle.

Cyrielle - Couverture de manuscrit

Cyrielle - Couverture de manuscrit

J'ai choisi ce détail pour sa matière, son côté brut et pour le travail de l'artisan et son point très régulier. C'est la peau qui a été réutilisée, elle a été recousue par soucis d'économie. A l'époque, ce type de couverture n'était absolument pas retravaillé comme les reliures de 19ème où le travail était très millimétré, c'est ici un usage très utilitaire.

Florence – MAGNUS (Olaus)

Florence – MAGNUS (Olaus)

J'ai choisi une représentation ancienne de lapins car il s'agit de mon animal totem. C'était une façon de lui rendre hommage ! J'avais repéré cette gravure l'année dernière lorsque la Bibliothèque a organisé une exposition temporaire autour du Bestiaire.